
– Berthe aux grands pieds n’avait pas la beauté d’Hélène.
– De quelle Hélène parlez-vous?
– Celle de Troie, capitaine.
– Si Pépin a pris la peine de la déchausser, c’est qu’elle n’était pas vilaine.
– Peut-être, mais c’était du boulot.


– Berthe aux grands pieds n’avait pas la beauté d’Hélène.
– De quelle Hélène parlez-vous?
– Celle de Troie, capitaine.
– Si Pépin a pris la peine de la déchausser, c’est qu’elle n’était pas vilaine.
– Peut-être, mais c’était du boulot.

Quand l’être humain n’avait pas deux jambes mais un poumon, il appliquait le principe de la chenille processionnaire pour se déplacer, mais en se mettant à la verticale pour profiter de l’effet rebond. C’était énergivore, pour un résultat décevant (…)
Lu dans le dossier “Les pieds“

Un scout sait que pour marcher, il suffit de mettre un pied devant l’autre, puis de recommencer. Demandez-lui de préciser, il est perdu.
Lu dans le dossier “Les pieds“.

“(…) En suivant la chenille du regard quand elle entre à l’écran (1), on ressent le mouvement de ses maillons, puis l’arrêt de ceux au sol en deçà d’une certaine vitesse. Pourtant, tant qu’ils sont à plat au sol, les maillons ne bougent jamais. Pour s’en convaincre, il suffit de pointer du regard le point noir au-dessus du 2. Sans chercher à suivre la chenille, on aperçoit, un bref laps de temps, ses maillons immobiles au sol. (…) “
Lu dans le chapitre “L’effet stroboscopique“


” (…) Déphaser de 1/8ème, de 1/4, de 1/2 période un segment du bras sur celui qui le précède, c’est évident pour l’animateur sur logiciel qui fait glisser ses courbes de rotation le long d’une barre de temps et voit l’effet immédiat sur sa poupée virtuelle. Pour l’animateur papier, de tels déphasages se traduisent en extrêmes qu’il doit savoir choisir. (…)”
Lu dans le chapitre “Clefs de bras“

– Ça recommence! Encore une monstruosité à traumatiser les gosses! C’est tout ce que vous avez à proposer avant les fêtes?
-Calmez-vous. Il s’agit seulement d’un schéma animé montrant l’évolution du déphasage du ballant du bras relatif à un mouvement vertical de…
– Arrêtez avec votre verbiage technique! Je sais parfaitement reconnaitre huit pattes qui piquent d’une araignée en train de tisser sa toile vénéneuse!
– Ce ne sont pas des pattes, mais les huit phases nécessaires pour animer une oscillation, dont on peut observer le…
– Le point jaune, qui monte et qui descend, ce n’est pas un ocelle?
– Un quoi?
– L’œil de l’araignée! Celui qui me regarde, chaque nuit, m’empêchant de m’endormir doucettement sous ma couette!

“(…) L’animateur de marionnettes virtuelles, (…) dispose d’outils lui permettant d’animer un personnage, soit en faisant tourner les segments sur leur pivot, laissant leur seconde extrémité adapter leur position, soit en déplaçant ses extrémités, laissant les articulations adapter leur rotation. C’est la différence entre cinématique avant et cinématique inverse.”
Lu dans le chapitre “Déphasage des segments“
– Je savais que finiriez par y venir. À votre âge, c’est plus raisonnable.
– Venir à quoi?
– A la cinématique inverse! Vous ne pouviez pas continuer à caler vos pieds au sol avec vos pauvres petites courbes Bézier.
– Je m’entends très bien avec mes courbes Bézier. Je cite des principes d’animation, c’est tout. A mon âge, j’ai le droit de faire de la cinématique inverse sans outil de cinématique inverse.
– Revendiquer son droit quand on ne sait pas faire, un classique!
– Mon pauvre petit, vous n’avez pas dû souvent admirer de belles courbes. Je me trompe?
– C’est intime comme question. Quel rapport?
– Avec l’âge se joint au plaisir d’admirer le désir de comprendre.
– Pour perdre son temps à tripoter des courbes? Très peu pour moi.
– C’est intime comme révélation.

” (…) Déphaser les oscillations de rotation du bassin relativement à ses oscillations de déplacement déforme les trajectoires développées des têtes de fémur. (…)”
Lu dans le chapitre “Va-et-vient d’un bassin qui bascule de haut en bas“.
En bandes.