





La gambade est un mode de déplacement léger et enjoué, observable chez l’enfant insouciant et l’adulte amoureux, bref, les derniers à imaginer la complexité de l’affaire.
Les phases successives d’un pas se croisent à la manière des clous et fils de notre enfance. Encore un coup du genou.
Dans cet épisode, on analyse la trajectoire des pieds lors d’un cycle de course, sur place ou développé. La poulaine, chaussure de l’époque médiévale, inspire cet épisode d’une manière inattendue.
Pour dessiner une belle trajectoire d’enjambée, il faut un genou. Les jambes qui n’en ont pas peuvent passer leur chemin.
Augmenter toujours plus sa cadence en allongeant toujours plus sa foulée, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre. Les meilleurs sprinters y mettent beaucoup de cœur.
Une vidéo un peu plus longue que d’habitude, où l’on apprend au passage comment calculer la durée de suspension d’un coureur selon sa hauteur, voire sa hauteur selon sa durée. Pas de quoi prendre les jambes à son cou.
Nous avons vu comment passer d’une marche à une course en inversant le rapport entre phases principales au sol et en l’air. Mais quand on ajoute ensuite des phases pour obtenir la durée définitive du cycle, leur positionnement ne va pas forcément de soit.
Pour passer d’une marche à une course, il ne faut pas grand chose. Un pas grand chose qui fait faire de grands pas.
Un cycle développé, c’est quand le marcheur traverse l’écran. Un cycle sur place, c’est quand il reste au centre. Dans ce cas, la caméra se cale sur sa vitesse pour l’avoir en permanence dans son viseur. A priori, on passe de l’un à l’autre en superposant les deux pas. Ce n’est pas aussi simple.
Pour rendre une marche pesante, il suffit d’appuyer dessus. Un des effets est d’allonger la durée des doubles appuis. Mais, sans changer la durée du cycle, ce qu’on augmente d’un coté, on le perd d’un autre.