LES PIEDS – DES PIEDS A LA TÊTE (2)

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Volatilisme radical

 

Le volatilisme radical est un style volatile qui ne se contente pas de réduire la propulsion. Il prolonge l’amorti sur toute la durée d’appui, et décolle le pied à peine arrivé à plat. Cela accentue le déséquilibre et la bascule du tronc.

Ce n’est pas un style très spontané. Si vous l’adoptez, n’espérez pas tromper de vrais pigeons.


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Le nerveux

 

Comme le méditatif, il balance plus du bassin que de la tête, mais plus vite, d’où cet air de « pousse-toi d’là que j’m’y mette » qui évoque plus l’excité à éviter que le penseur à déranger.

Sa nervosité  se lit d’ailleurs sur les dents de scie des trajectoires du bassin et d’enjambées.


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Le rasta

 

Quand on marche, on peut se donner un air dansant à moindre frais en réduisant au maximum les doubles appuis et en levant haut les genoux à chaque pas. Cela abaisse automatiquement la tête et fait reculer le bassin, le tout de façon synchrone. Certains prétendent qu’on n’y arrive bien qu’en fumant, ce qui n’est pas vrai.

Remarquons la trajectoire d’enjambée en 8 du cycle sur place, qui devient une suite en dents de scie, voire de requin, dans le cycle développé.


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Le dégingandé

 

Contrairement à l’esprit volatile, le dégingandé néglige l’amorti et privilégie la propulsion.

Sa tête et son bassin dessinent des trajectoires elliptiques qu’ils parcourent dans le même sens et de façon synchrone. Tout indique une marche mal maitrisée, et un risque de chute en avant.


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Le satisfait

 

Voici une marche en « double bounce », bien connu de la panthère rose. Ce type de marche consiste à effectuer deux oscillations verticales par pas au lieu d’une, pour une horizontale.

On peut envisager moult variantes. Celle-ci propose une phase haute en 1ère principale (contact), une basse en 2nd (faux pas), une haute en 3ème (double appui), et une basse en 4ème (passage). Elle ne respecte donc pas le déroulé habituel d’un pas, le passage étant normalement en 3ème phase.

La tête et le bassin se mettent à dessiner des 8 qui, développés, deviennent une suite de bosses et de pointes. Évidemment, la trajectoire d’enjambée n’est pas non plus très conventionnelle.


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Le recul

 

Un recul est une sorte de marche discrète à l’envers.  De la même manière, on commence par poser la pointe du pied,  mais derrière soi, tandis que la tête, dans un mouvement inverse, avance devant.

Le recul est le seul cas où l’on décolle le pied par la pointe d’abord, le talon ensuite. Si vous doutez, essayez de faire pareil en avançant.


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Le moonwalk

 

Quand Mickael Jackson s’est mis à marcher comme ça, les fans ont fini fous. Un mouvement impossible, reculer en avançant les pieds. Ajoutez l’attitude robotique de l’artiste, et le concert virait à l’expérience de science fiction.

Quiconque s’y est essayé connait la raison de cette raideur robotique : pour reculer, il faut faire glisser en arrière un pied au sol en prenant appui sur la pointe de l’autre pied, exercice impossible sans contracter tout son corps.

Retenons ce qui fait l’aspect robotique : tête et bassin oscillent de façon rectiligne, parallèle et parfaitement synchrone. Les mouvements saccadés introduisent des pointes dans les trajectoires, sur place ou développées.

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